Voilà un bout de temps que nous attendions cela : être surpris par Fiat. C’est chose faite avec cette Fiat 124 Abarth Rallye. Et entre nous, il y avait bien longtemps que je n’avais pas vu un communiqué de presse introduit par un « Left 4 cut, 30 caution jump, right 5 left 3 close, 100, right 2 don’t cut ».
Nous voici dans le bain, 40 ans après l’introduction de la Fiat 124 Spider lors du Rallye Monte-Carlo 1976.
A Genève, lors du GIMS, le Geneva International Motor Show, Abarth a révélé ce matin cette Fiat 124 Abarth Rallye, en même temps que la version de série, une première pour Fiat et Abarth. C’est un réel retour à la compétition et au rallye pour Abarth, après les engagements officiels puis officieux Fiat Punto S2000 puis Fiat 500 Abarth R3.
Mécaniquement, on retrouve le moteur 4 cylindres 1800cm3 à injection directe sous le capot, délivrant 300 chevaux. Une boîte de vitesses 6 rapports est prévue avec palettes au volant, propulsant les roues arrières bien entendu, avec un différentiel autobloquant. Cette 124 Rally répond aux normes FIA-GT, et sera donc directement dérivée du modèle de série.
Avec la Toyota GT86 R3, cette Fiat 124 Abarth engagée en GT tout comme les nombreuses Porsche GT3 présentes en rallye, on attend maintenant Alpine. Rien de plus, si ce n’est l’engagement officiel ou la commercialisation de cette 124 GT. J’ai déjà imprimé mon bon de commande.
Fiat Abarth 124 Rally 2017, révélée lors du Salon de Genève 2016Fiat Abarth 124 Rally 2017, révélée lors du Salon de Genève 2016Fiat Abarth 124 Rally 2017, révélée lors du Salon de Genève 2016Fiat Abarth 124 Rally 2017, révélée lors du Salon de Genève 2016Fiat Abarth 124 Rally 2017, révélée lors du Salon de Genève 2016
Les petites phrases des hommes politiques ont le don de vous agacer ? Vous ne tenez plus face à d’anciens ministres qui donnent des leçons au pouvoir exécutif, quand eux n’ont jamais réussi à mettre en place leur programme ? Rassurez-vous, c’est la même chose en Italie et dans le monde automobile.
Tandis que le retour du logo Alfa Romeo en F1 sur la carrosserie des monoplaces alignées par la Scuderia Ferrari a permis de multiplier les rumeurs autour d’un retour de la première marque à avoir célébrer un pilote champion du monde en 1950…
L’éventualité de moteurs Ferrari badgés Alfa Romeo a fourmillé dans la presse allemande avant de se propager au monde entier.
Ancien Président de FIAT (de 2004 à 2010 entre le décès d’Umberto Agnelli et l’avènement de John Elkann) et de Ferrari (de 1991 à 2014) – avant d’être remplacé par Sergio Marchionne avec lequel les tensions devenaient trop importantes – Luca di Montezemolo s’amuse aujourd’hui de la situation…
Devenu PDG d’Alitalia et porte-drapeau de la candidature de Rome aux JO de 2024, il lâche : « Nous verrons. En tant qu’Italien, j’aimerais… Mais il est nécessaire de voir si toute cette communication va être suivie de faits. Je le répète : durant des années, on a beaucoup parlé autour d’Alfa Romeo. »
A nouveau au point mort après le rééchelonnement des présentations des prochains modèles, la marque Alfa Romeo n’a jamais profité des bonnes intentions de Luca di Montezemolo lorsqu’il en avait le pouvoir… C’est bien dommage qu’il s’autorise à donner son avis aujourd’hui !
Celle-ci, je peux en parler car je l’ai vécue de l’intérieur (et je n’avais jamais eu aussi froid de ma vie avec un -29°C au thermomètre) ! Nous étions installés dans le Vikingskipet de Hamar, construit pour les JO de Lillehammer en 1994… Trois jours de course à suivre les performances exceptionnelles de Sébastien Loeb et Daniel Elena en route vers une nouvelle victoire sur la neige.
Avant l’ultime spéciale du Rallye de Norvège 2009, l’équipage Champion du Monde est impliqué dans un duel avec Mikko Hirvonen et Jarmo Lehtinen. La Citroën C4 WRC est en tête avec 7,7 secondes d’avance sur la Ford Focus RS WRC… Après avoir compté 15,8 secondes d’avance quelques heures auparavant.
Sur la ligne de départ de l’ES23, Loeb et Elena n’ont plus de 19,74 kilomètres à parcourir pour remporter leur premier Rallye de Norvège. A la régulière, ils ne devraient plus être rejoints…
Sur la belle neige norvégienne, Sébastien Loeb attaque, attaque vraiment ! A tel point qu’il parvient à s’étonner et à le partager avec son copilote.
Dans cette vidéo, certaines portions sont purement ahurissantes (autour de la deuxième minute, notamment)… Mais je ne serais trop vous conseiller d’écouter attentivement la réaction du pilote lors du freinage qui suit l’infinie allonge à partir de 4’20 »… « Popopopopo » et « Là, il ne freinera pas plus tard ». Entendre Loeb partager son plaisir à l’intérieur de la C4 WRC, ça reste jubilatoire !
Première annonce sportive de l’année concernant Alpine : le team Baxi DC Racing engage une Alpine A460 au Mans et en FIA WEC.
Le team, originaire de Chine, passe un cap cette saison, passant du Asian Le Mans Series en LMP3, championnat qu’il a remporté, au LMP2, sur l’ensemble du Championnat du Monde FIA WEC, avec les 24 Heures du Mans comme point d’orgue de la saison.
Nous aurons donc deux Alpine A460 tout au long de la saison d’endurance : la première, engagée par l’équipe officielle Alpine Signatech, dont le Français Nicolas Lapierre et l’Américain Gustavo Menezes ont été annoncés, et une seconde, inscrite sous la bannière du Baxi DC Racing. Cette dernière portera le numéro 35, tandis que l’officielle aura le 36.
Ce nouveau team est soutenu par l’acteur Jackie Chan, avec le soutien de Sparkle Roll Group, avec le David Cheng Racing. Un projet très chinois, avec David Cheng et Ho-Pin Tung au volant du prototype français. Un troisième pilote doit encore être annoncé.
Le team aura le Français Rémy Brouard comme team principal : « La création et la montée en puissance du team DCR ont été minutieusement préparé avec Ho-Pin Tung, David et SR Jackie Chan. Nos participations aux 6H de Shanghai WEC et aux 24H du Mans, nous ont permis d’évaluer à sa juste valeur le très haut niveau de la catégorie LMP2. Nous connaissons bien l’équipe Alpine et Philippe Sinault et nous avons toute confiance dans sa gestion du Team Alpine. Dès notre première rencontre, nous avions la volonté commune d’aligner deux Alpine A460 en FIA- WEC et Au Mans. Notre objectif est de jouer la victoire sur chaque course. »
Prototype français, développé chez Oreca, engagé sous la marque Alpine, pilotes chinois et team principal français. France et Chine n’ont jamais été aussi proches dans un programme. Les dés sont lancés.
Après bien des aventures et des tribulations, c’est officiel, Renault revient en F1 tandis que la branche sportive du constructeur au losange change et évolue. L’actuelle structure Renault Sport est splitée est deux branches : le sport avec la F1 et la série.
Racing and Cars
La première, nommée Renault Sport Racing, gérera les programmes sportifs de la marque, entre Formule 1 et Formula E. Pour cela, l’équipe Renault Sport Formula One sort de terre par un regroupement des restes de Lotus GP et de l’actuelle usine de moteurs Renault Sport F1 installée à Viry. Le team électrique ne change pas, restant Renault e.dams. Cette branche Renault Sport Racing, aura aussi en charge les autres programmes sportifs : Clio Cup, Clio R3T etc.
La seconde branche, nommée Renault Sport Cars, sera elle consacrée à la série, avec le développement et la commercialisation des produits sportifs badgés Renault Sport. On pensera particulièrement à la Mégane GT essayée par mes soins il y a quelques semaines.
Retour officiel en F1 : le Renault Sport Formula One Team est dévoilé
La F1 devient donc le fer de lance de la marque au losange. Ce n’est plus un secret, son nom étant officiellement « Renault Sport Formula One Team ». L’équipe franco-britannique engagera dès cette saison le châssis Renault R.S.16 développé et assemblé à Enstone (UK). Le groupe propulseur Renault R.E.16 sera toujours développé et construit à Viry-Châtillon.
Côté pilotes, Kevin Magnussen et Jolyon Palmer sont nommés pilotes titulaires, rejoints par le Français Esteban Ocon, troisième pilote et pilote de réserve.
Pour l’ingénierie, Bob Bell devient Directeur Technique F1. Nick Chester passe Directeur Technique Châssis, et Rémi Taffin, Directeur Technique Moteur.
La F1 en jaune et noir
La livrée de la F1 présentée ce jour par Renault n’est pas de plus marquantes, mais elle a le mérite de porter les couleurs du groupe, le jaune et le noir. Ceci étant, la livrée devrait évoluer avant le premier grand prix de la saison, à Melbourne, le week-end du 20 mars prochain.
Renault RS16 – Renault Sport Formula One Team – F1 2016
Renault RS16 – Renault Sport Formula One Team – F1 2016
Renault RS16 – Renault Sport Formula One Team – F1 2016
Renault Sport Racing, Renault Sport Cars, avec qui ?
Jérôme Stoll est nommé président de Renault Sport Racing, avec Cyril Abitboul à ses côtés comme Directeur Général. Frédéric Vasseur, en provenance du team français ART Grand Prix, devient Directeur de la Compétition, en charge du sportif et technique.
Renault Sport Cars est pris en charge Patrice Ratti, Directeur Général. Guillaume Boisseau, Directeur des Marques du Groupe Renault, sera le lien entre le sport et la série, leurs liens et équilibres entre eux.
Qu’en penser ?
Renault est de retour en F1 et ce n’est pas pour nous en déplaire. La tête du groupe était bien présente lors de cette révélation et soutient le projet : Carlos Ghosn ou Thierry Koskas se déplacent rarement pour rien. Maintenant, Renault a du pain sur la planche : recréer l’harmonie d’une équipe n’est pas chose simple. Par chance, Pastor Maldonado a du se retirer de l’équipe, alors qu’il avait signé avec Lotus il y a quelques mois. Le prometteur Kevin Magnussen le remplaçant, Renault fait la bonne opération.
La nouvelle organisation du groupe sportif peut aussi être une bonne chose, avec des liens rapprochés entre série et compétition. Un reveal aura d’ailleurs lieu du prochain Grand prix de F1 de Monaco. On pense particulièrement à la nouvelle Mégane R.S.. Nous espérons cependant sur les autres programmes sportifs ne seront pas mis sur la touche. La compétition client est aussi un levier intéressant pour un constructeur.
Wait and see. Chez AUTOcult.fr, nous sommes plutôt contents. Et confiants.
C’est la rumeur de la semaine, les Bentley Boys seraient de retour au Mans.
Après l’arrivée de la réputée Continental GT3 en GT en septembre 2012, pour un engagement en courses GT ou d’endurance, Bentley revient donc à la catégorie prototype.
Prototype oui mais pas de LMP1. Car trop onéreuse, et déjà dominée par Audi et Porsche, deux marques du groupe Volkswagen, ce serait la catégorie LMP2 qui serait choisie. L’annonce a été faite par Brian Gush directeur sportif de la prestigieuse marque anglaise au magazine Motorsport. Le châssis choisi étant celui de la Ginetta LMP3, équipé d’un moteur V8 biturbo maison. Les premiers essais se dérouleront fin février.
Pour 2018. Un programme tel n’est pas une mince affaire. Il faudra donc patienter un peu, le programme étant développé aux États-Unis. Le programme est inconnu pour le moment mais les compétitions accueillant les LMP2 sont nombreuses : les 24 Heures du Mans, l’IMSA avec les 24 Heures de Daytona, les 12 Heures de Sebring, l’European Le Mans Séries et les championnats nationaux. Tout cela laissant la porte grande ouverte à la compétition clients.
Une chose est certaine : les Bentley Boys sont de retour !
Nous en parlions, il y a un peu plus d’un an, l’ancien pilote de F1 français Erik Comas remportait la Carrera Panamericana 2014. A la suite de cette course incroyable, il revenait en 2015 aux rallyes historiques italiens, au volant de sa Lancia Stratos blanche aux couleurs des montres Zenith.
Véritable touche à tout du sport automobile, acteur de la F1 ou du Mans, Erik Comas n’a jamais quitté le giron du rallye historique depuis 2009, s’engageant régulièrement sur des compétitions de ce type, en Alpine A110 (Maroc, Monte-Carlo…) ou en Lancia Stratos, dont il est radicalement tombé amoureux.
Comas n’en est donc pas à son coup d’essai avec la Stratos. 2013, il remporte le Tour Auto dès sa première participation, 40 après après la première victoire de Sandro Munari. L’an dernier, il s’adjuge le championnat d’Italie des rallyes historiques, avec une victoire au Rally Piancavallo Storico – avec Fabrizia Pons à ses côtés-, deux deuxièmes places, deux troisièmes places.
Cette année, après un beau challenge relevé l’an passé, le pilote originaire de la Drôme s’engage sur un nouveau défi, avec le Championnat d’Europe des Rallyes Historiques en ligne de mire (FIA European Historic Sporting Rally Championship). Douze rallyes sont prévus cette saison, de l’Espagne à l’Italie, par la Belgique, le Royaume-Uni ou la Hongrie. Nul doute que le Français compte bien figurer en haut du classement. Tant que nous pouvons continuer à entendre le V6 Dino chanter…
Erik Comas engagé en Championnat d’Europe des Rallyes Historiques 2016, au volant d’une Lancia Stratos Zenith.
Autre temps, autre mœurs… Il y a un peu moins de trente ans, Automoto était une émission très axée sur la compétition qui n’hésitait pas à diffuser une course du Championnat Groupe A Allemand vue de l’intérieur (et sans censure) !
Jean-Pierre Malcher est au volant. A cette époque, il est déjà Champion de France de Supertourisme et sur le point de remporter le titre de Champion de France Groupe A. Plus qu’un pilote, il collabore alors avec AUTOhebdo pour des essais.
Nous voici donc sur l’Hockenheimring (le vrai, avec ses longues lignes droites et ses incroyables chicanes). Accrochez-vous et prêtez l’oreille. C’était passé sur TF1 !
Depuis l’idée même de la Formula E, nous n’attendions qu’une seule information : quand verrons-nous les monoplaces 100 % électriques dans les rues de Paris. Il aura fallu attendre la seconde saison, mais, enfin, elles arrivent !
Ce 13 janvier marque le début de la campagne promotionnelle de l’ePrix de Paris qui se déroulera le samedi 23 avril autour de l’Hôtel des Invalides.
Dans une ville en pleine mutation en termes de mobilité, qui a réalisé de gros efforts pour promouvoir la voiture électrique tout en annonçant des mesures qui vont à l’encontre du patrimoine automobile national (doit-on rappeler que Citroën est un marque parisienne et que Renault a grandi à quelques centaines de mètres du périphérique), la Formula E va réaliser ce que la F1 n’a pas réussi en France : investir Paris !
Investir, car la Formula E est bien plus qu’une simple course rassemblant 18 monoplaces durant une journée. Porté par Alejandro Agag, un talentueux Espagnol (genre de Jose Maria Aznar), la Formula E se veut être un lieu de rencontres, de recherche et de développement pour faire progresser la mobilité électrique. Un peu comme la F1 – mais en remplaçant le glamour, par la recherche !
Alejandro Agag : « Nous ne sommes pas des constructeurs automobiles, ni des constructeurs de batteries, nous ne produisons pas d’énergie au-delà de nos propres besoins, mais nous soutenons la mobilité électrique et, à travers le championnat, nous souhaitons démontrer que des solutions existent et qu’elles sont duplicables. Nous allons promouvoir à la fois les meilleures technologies et les meilleurs comportements pour, nous l’espérons, contribuer à faire avancer le sujet partout dans le monde. »
Paris n’est qu’une manche parmi d’autres… Mais ce septième rendez-vous de la saison (sur 10) s’avère déjà capital pour l’avenir du sport automobile de haut niveau en France. Il n’y a plus de Grand Prix de France de F1, le WRC est parfois menacé, Paris doit réussir son entrée en Formula E… Et je crois savoir que la majorité du monde n’attend que de revoir de belles images de la Ville Lumière.
Sportivement, la France est particulièrement bien représentée en Formula E. La monoplace initiale est la création de Spark, créé par Frédéric Vasseur, avec le soutien de Renault. Cette année, Renault (Renault e.dams) et DS (DS Virgin Racing) sont directement impliqués en tant que constructeurs et cinq pilotes sont actuellement alignés : Jean-Eric Vergne, Nicolas Prost, Loïc Duval, Nathanaël Berthon et Stéphane Sarrazin.
Rendez-vous donc le 23 avril, face à l’Hôtel des Invalides !
Depuis les débuts de AUTOcult.fr, Victor est un de nos collaborateurs réguliers. Il nous offrait dernièrement son Rally Legend, disputé à bord d’une rutilante et mythique Lancia 037. Comme quoi, il est un homme de goût, mais aussi de travail. Ainsi, après bien des sacrifices au nom de la passion, après bien des rallyes à travers la France et l’Europe, à tous niveaux, des formules de promotion aux manches du WRC2 ou du FIAERC, Victor accède au graal, le WRC.
Si WRC il y a pour « World Rally Championship », il y aura aussi cette fois WRC pour « World Rally Car ». Notre cher copilote à l’accent chantant disputera le Monte-Carl’ en une Fiesta RS WRC, aux côtés d’un pilote de renom en la personne de Bryan Bouffier.
Vainqueur du Rallye Monte-Carlo 2011, deuxième du même rallye en 2014 derrière un certain Sébastien Ogier, Bryan n’en est pas à son coup d’essai. Avec Victor, ils auront un objectif commun : la victoire, ou le « joué placé » du podium. Disputant le rallye avec l’équipe MSport/Ford, ils seront bien entourés, sous un régime quasi officiel. Nul doute qu’ensemble, ils auront les outils et l’expérience pour briller lors de cette 84e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo.
Bonne route Victor, nous sommes fiers de t’avoir à nos côtés chez AUTOcult et comme ami. On garde un œil sur toi !
Bryan Bouffier, Ford Fiesta WRC, lors du Rallye Monte-Carlo 2014, au passage du Col du Turini.
Plus de 50 ans après sa victoire au Rallye Monte-Carlo 1964, le pilote britannique Paddy Hopkirk reçoit une des plus prestigieuses décorations de l’empire britannique : la MBE. MBE, pour Most Excellent Order of the British Empire, ou « l’excellentissime ordre de l’Empire britannique ». Il est décoré pour ses victoires en rallyes et pour son investissement auprès des jeunes de la fondation SKIDZ, qui permet l’accès aux véhicules aux personnes à mobilité réduite.
Pour mémoire, en 64, face aux monstrueuses Ford Falcon ou Mercedes-Benz 300 SE, aux rapides Saab 96 Sport et Volvo PV544, Hopkirk a su remporter avec son copilote Henry Liddon un Monte-Carlo difficile, grâce à l’agilité de sa BMC MINI Cooper S. Il ouvrait ainsi le palmarès de la MINI à Monaco, rallye qu’elle allait remporter par deux fois ensuite en 1965 avec Timo Mäkinen et 1967 avec Rauno Aaltonen.
Membre à vie du BRDC, Hopkirk n’est pas seulement décoré de la MBE, il fait aussi partie du Rally Hall of Fame, classement des meilleurs pilotes du rallye mondial. Hopkirk fait partie de la première promotion de ce classement, datant de 2010. Il y siège aux côtés de Rauno Aaltonen, Erik Carlsson, Timo Mäkinen. Ce classement est édité par la Mobilia Foundation, exploitante du musée de l’automobile et de la route Mobilia, installé à Kangasala, en Finlande.
Colin McRae est lui aussi décoré MBE, tout comme David Coulthard. Malcolm Wilson est quant à lui décoré de la OBE, Ordre de l’Empire britannique.
Paddy Hopkirk, Mini Cooper, Rallye Monte Carlo 1964Paddy Hopkirk & Henry Liddon, Mini Cooper, podium du Rallye Monte Carlo 1964
Bien que lancée en 1931 sous le nom de Rallye des Alpes françaises, la Coupe des Alpes fut un grand rallye international de l’après guerre. Découverte d’un mythe du rallye européen.
La Coupe des Alpes est à l’époque une des plus longues compétitions automobiles au monde, établie entre 3000 et 4000 kilomètres selon les années. Son parcours est tracé à travers les Alpes, passant par la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, la Yougoslavie et l’Autriche. La course est disputée sur quelques jours, autant dire que le rythme est élevé. Après guerre, les villes de départ et d’arrivée étaient Marseille et Cannes, contrairement au rallye Monte-Carlo, son grand rival, dont les villes de départ sont différentes selon le choix des équipages, avec Reims, Glasgow, Hambourg ou encore Manchester, et d’autres. Les plus grands cols alpins et villes transalpines sont alors visités par la course : Chamonix, Saint Moritz, Monza, Milan, Megève, Munich, Aoste, Grand Saint Bernard, l’Isoard, le Galibier, le Stevio, le Ventoux.
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1954
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1960
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1954 2
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1957
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1932
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1947
Tracé Coupe des Alpes – Alpine Rally 1964
Cette Coupe des Alpes, aussi appelée Alpine Rally n’était pas la seule compétition internationale organisé dans les Alpes. Le Rallye alpin d’Autriche nommé Österreichische Alpenfahrt, le Sestriere Rally, le Jugoslavanska Alpska Voznja, la Coppa delle Alpi, le Rallye Monte-Carlo ou encore le Critérium Neige et Glace étaient aussi de grands rallyes alpins.
De par son exigence et son haut niveau de compétition, d’endurance et de régularité, la Coupe des Alpes devient en 1953 une des principales manches du nouveau Championnat d’Europe des Rallyes, aujourd’hui appelé FIA ERC.
De grands noms ont remporté ce rallye, la Coupe des Alpes étant d’ailleurs particulière du point de vue des prix et donations. Outre les habituelles victoires « scratch » ou de classes, deux coupes étaient spécialement offertes aux triples vainqueurs de l’épreuve et aux triples vainqueurs consécutifs. Pour la première variante, la Coupe d’Argent était offerte. Huit pilotes ont eu cette récompense, entre autres René Trautmann (1959-1962-1963, Citroën DS) ou Paddy Hopkirk (1956-1959-1965). Pour la seconde variante, seuls trois pilotes ont eu la chance d’être primés d’une Coupe d’Or : les Anglais Ian Appleyard (1950-1951-1952, Jaguar), Stirling Moss (1952-1953-1954, Sunbeam) et le Français Jean Vinatier (1968-1969-1971, l’édition 1970 n’ayant pas lieu) sur Alpine-Renault A110.
Ce rallye disparait en 1971 face à la difficulté d’organiser ce rallye sur routes ouvertes. Oui, sur routes ouvertes, autant dire que ce rallye était vraiment extraordinaire… Toute une époque.
La Coupe des Alpes est aujourd’hui un rallye de régularité organisé par RallyStory, nous y étions en juin dernier. Il est bien moins ambitieux qu’à l’époque, se suffisant d’une boucle tracée dans les Alpes françaises. Cette année, la Coupe des Alpes est découpée en deux jours de course et 6 villes étapes : Evian > Megève > Col de la Madeleine > Serre Chevalier > Haute Provence > Cannes.