Catégorie : Constructeurs

  • Avant l’Estoque, la Lamborghini Espada

    Avant l’Estoque, la Lamborghini Espada

    Lors du Salon de Genève 1968, Ferruccio Lamborghini levait le voile sur un coupé quatre places d’un genre nouveau : l’Espada. C’était quarante ans avant l’arrivée de portes arrière sur le concept Estoque.

    L’objectif de l’ancien constructeur de tracteurs était alors d’étendre sa gamme. Il avait commandé une ligne nouvelle à Bertone.

    Après la Miura et avant la Countach, Marcello Gandini a donc dessiné l’Espada, un coupé 2 portes assez habitable pour installer quatre adultes et leurs bagages.

    Durant ses dix années de production, l’Espada a reçu plusieurs modifications. Mais alors que le moteur et l’intérieur ont évolué lors de chaque nouvelle série, la carrosserie n’a jamais été remaniée.

    Côté performances, l’Espada pouvait atteindre 250 km/h avec un 12 cylindres 4,0 litres capable de produire 325 à 350 chevaux.

    Avec 1 227 exemplaires produits, l’Espada fut la Lamborghini la plus vendue entre 1968 et 1978, plus d’informations ici

    Pourquoi y voir les prémices d’une berline badgée Lamborghini ? Car il y a bien eu une version 4 portes de l’Espada. En 1978, la Faena fut présentée au Salon de Turin. Dessinée par le carrossier italien Pietro Frua, cette version reposait sur un empattement allongé de 18 centimètres. Ce modèle unique est aujourd’hui la propriété d’un collectionneur suisse.

    La Feana, évidemment, et l’Espada, également, sont des modèles aujourd’hui introuvables. Désormais, les concessions Lamborghini proposent des Aventador et Huracan. Et impossible d’en trouver chez les mandataires. Mais pour de nombreuses autres marques, les nouveaux marchés de l’automobile, symbolisé par les ventes via internet et par l’intermédiaire de mandataires, permet de réaliser de bonnes affaires, comme sur le site Voitures.com qui propose des voitures à des prix plus qu’intéressants.

  • Commissaire-priseur : Mercedes 500K Spezial Roadster

    Commissaire-priseur : Mercedes 500K Spezial Roadster

    Il y a un an, une Mercedes-Benz W196R battait le record mondial pour une vente aux enchères publiques. A Goodwood, le marteau est tombé à 22 millions d’euros. Ce fut le déclencheur d’une nouvelle idée : organiser une vente spécifique à Mercedes-Benz.

    Le 12 juillet, à Stuttgart, une impressionnante collection d’étoiles sera vendue dans le cœur du musée Mercedes-Benz.  Parmi elles, la pièce maîtresse est une 500K Spezial Roadster de 1934.

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    Après le départ de Ferdinand Porsche en 1928, l’ingénieur en charge de la conception des nouveaux modèles fut Hans Nibel, un ancien pilote.

    Présentée au Salon de Berlin 1934, quelques mois avant la mort de son créateur, la 500K était l’une des seules voitures capables d’atteindre les 160 km/h sur route ouverte. Cette performance était atteinte grâce à un compresseur agissant à haut-régime pour délivrer 25 % de puissance supplémentaire.

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    En trois ans, 354 exemplaires furent produits. Celui qui est proposé, en rouge avec un moteur 8 cylindres Kompressor sous le capot, est estimé entre 3,6 et 5,8 millions d’euros !

  • AMG Live : étoiles en trajectoire

    AMG Live : étoiles en trajectoire

    Une gamme qui s’étale de 360 à 630 chevaux, de réelles qualités sportives… Mais des routes qui ne sont jamais assez sûres pour pouvoir exploiter l’immense potentiel des versions les plus exclusives de Mercedes. L’opération AMG Live propose d’aller dégourdir ses jantes sur de vrais circuits, un peu partout en France.

    Ces programmes sont de plus en plus demandés par les clients (ou futurs clients) des marques les plus sportives. Mercedes répond à ces souhaits avec une série d’événements sur des circuits français.

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    Pour cette quatrième saison, le circuit de Bresse, le CERAM de Mortefontaine, Nogaro, le circuit Bugatti du Mans ont déjà permis à quelques milliers de chevaux ciglés AMG de pleinement se libérer. Cette tournée se terminera dans quelques jours sur le Circuit du Castellet.

    L’AMG Live est l’une des façons de faire vivre les modèles « hautes performances » frappés par l’Etoile. Créé il y a 45 ans par deux anciens ingénieurs de Mercedes, la petite entreprise AMG a bien grandi, jusqu’à intégrer le groupe Daimler en 1999.

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    Depuis, les modèles Mercedes siglés AMG se multiplient. De la Classe A 45 AMG et son moteur 4 cylindres 2,0 litres de 360 chevaux, à la Classe S 65 AMG Limousine au V12 6,0 litres de 630 chevaux, quasiment toutes les carrosseries reçoivent leur déclinaison sportive.

    Classe A, CLA, GLA, Classe C, SLK, Classe E, CLS, Classe S, CL, SL, SLS, ML, GL, Classe G, en 45, 55, 63 ou 65, deux ou quatre roues motrices, la gamme AMG est immense.

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    Mercedes propose des sessions sur circuit avec des moniteurs spécialisés et formés aux produits AMG. Ils accompagnent les pilotes (plus ou moins débutants) avec des conseils sur les freinages dégressifs, les points de braquage et points de corde et ré-accélérations. Plusieurs ateliers sont proposés lors de chaque session pour prendre la mesure des capacités de chaque modèle sur routes sèches et mouillées, avec les différents systèmes électroniques enclenchés.

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    Et faire plusieurs tours au volant d’une SL63 AMG, sentir les capacités de l’antipatinage d’une Classe A45 AMG sur une portion aussi glissante que du verglas ou monter à 250 km/h à bord d’une Classe E 63 AMG S 4MATIC, c’est une vraie expérience à vivre !

  • L’insolente réussite de Porsche

    L’insolente réussite de Porsche

    Que ces comités exécutifs doivent être passionnants (rires)… Enfin, non, pas rires. Imaginez que l’on peut décider de l’avenir stratégique de marques aussi emblématiques que Ferrari ou Porsche autour de longues tables, tout en étant noués dans un nœud de cravate.

    Chez Ferrari, Montezemolo a choisi de miser sur l’exclusivité. Le patron de Cheval Cabré préfère produire moins, donc vendre moins, mais vendre mieux et valoriser chaque client.

    Chez Porsche, on a opté pour une stratégie diamétralement opposée. Depuis plusieurs années, Porsche cherche à se « démocratiser ». On lance de petits coupés, un 4×4, une berline… L’objectif est de faire du volume, du chiffre d’affaires et de sortir du carquan de « petit constructeur ».

    Le Cayenne et la Panamera ont trouvé leur clientèle. Et Porsche continue de grandir. Pour occuper un espace toujours plus large, c’est désormais un Macan qui vient chasser sur les terres de Audi et BMW.

    Panamera Diesel

    Et Stuttgart n’hésite pas à tirer et étirer « vers le bas » sa gamme en proposant un simple 4 cylindres pour atteindre 100 000 ventes de Macan par an.

    Le Cayenne va bientôt subir une cure de rajeunissement et on annonce l’arrivée d’un petit coupé à 50 000 euros pour concurrencer les Elise, 4C et future Alpine…

    Ce genre de plan produit est déjà dans les cartons de Maserati. Mais alors que Porsche avant, la marque italienne continue d’annoncer de nouveaux modèles « à venir »… Quand Porsche aura déjà pris toute la place !

  • Citation : Henry Royce

    Citation : Henry Royce

    Lorsque Henry Royce était en train de concevoir ce que serait la première Rolls-Royce, un ami lui a suggéré que la seule façon de rendre son entreprise viable était de « proposer une voiture fiable à prix abordable pour toucher un large public ».

    Henry Royce lui a répondu qu’il n’en avait pas l’intention. Son idée était de « réaliser la meilleure voiture du monde quel que soit le coût et de la vendre à des gens qui pouvaient apprécier un bon produit tout en étant capables de payer. »

  • 24 Heures du Mans : dans l’intimité de Loïc Duval et Romain Dumas

    24 Heures du Mans : dans l’intimité de Loïc Duval et Romain Dumas

    « Dans les coulisses des 24 Heures du Mans avec Loïc Duval et Romain Dumas, amis dans la vie et concurrents sur le circuit. » Tel est le résumé de ce reportage que nous propose France 2. Mais ce petit morceau de phrase n’est rien vu l’atmosphère, l’émotion et la passion que dégage ce reportage. L’émotion est d’autant plus forte qu’on vit le crash de Loïc Duval lors des essais qualificatifs. Voici donc 30 minutes dans l’intimité de Loïc Duval et Romain Dumas, respectivement pilote Audi et Porsche, avant, pendant et après Le Mans. A ne pas rater. Un reportage de François-Julien Piednoir, Edouard Bergeon, Smaïn Belhadj.

    http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche/videos/104433872?origin=ftvsite_homepage

  • Publicité : Dacia Logan

    Publicité : Dacia Logan

    En 2010, Dacia oublie ses réclames pour présenter son premier vrai film publicitaire d’envergure. Fidel Castro croise d’autres révolutionnaires dans une demeure qui ressemble fort à une maison de retraite… Mao Zedong, Lenine, Gandhi, Karl Marx, Rosa Luxemburg, Che Guevara, Hô Chi Minh s’organisent. Mais la révolution débute sans eux. Et c’est Dacia qui la lance !

  • Une journée à Balocco : circuit d’essais du groupe FIAT

    Une journée à Balocco : circuit d’essais du groupe FIAT

    Être présent sur le circuit d’un grand constructeur est une chose toute particulière. Nous avons passé une journée à Balocco, sur le circuit d’essais du groupe FIAT. Une journée dans l’intimité, du côté obscur de la force de l’industrie automobile.

    A l’entrée du circuit, on montre pattes blanches. Les affichages sont là : pas de photo, pas de vidéo. Nous sommes ici en terres blanches, protégées des espions. Une ambiance spéciale découle de ce drôle de lieu, où toute personne extérieure au service est regardée en chien de fayence. Sans se sentir épié ou observé, on fait attention à ce qu’il se passe à Balocco. Il n’est pas rare de voir passer une voiture aux formes retravaillées, exponentiellement recouverte, stickée d’abstraits dessins noirs et blancs, créés dans le but de tromper notre œil parfois avisé. A chaque passage d’un de ces prototypes, quelques noms de futurs modèles du groupe Fiat sortent, accompagnés de questions, d’hypothèses. Cela renforce l’aspect secret de ce lieu hors du commun.

    Appelé « Balocco proving ground » soit « Centre d’essais de Balocco » dans la langue de Shakespeare, Balocco est le terrain de jeux des essayeurs de groupe Fiat. Au total, pas moins de 26 marques du groupe Fiat sont représentées à Balocco où ingénieurs et essayeurs travaillent, développent et collaborent. Parfois même, de nouveaux modèles y sont présentés à la presse. Ici par exemple les Alfa Romeo Giuletta Quadrifoglio Verde et Alfa Romeo Mito Quadrifoglio Verde.

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    L’automobile, cœur de métier du groupe occupe la plupart des activités, avec les marques italiennes de l’entité Fiat et celle de la partie américaine, issue de la fusion avec Chrysler : Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Fiat Professional, Ferrari, Maserati. Chrysler, Dodge, Jeep, Dodge, Ram, Mopar, SRT. Outre l’automobile, Fiat possède une dimension plus utilitaires, à base de tracteurs, engins de chantier, bus et poids lourds : Case, New Holland, Steyr, Magirus, Iveco (+ Iveco Astra et Iveco Bus) et FPT (Fiat Powertrain Technologies). L’équipement n’est pas en reste chez Fiat avec les marques Magnetti Marelli, Comali, et Teksid.

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    Balocco est le principal centre d’essais du groupe Fiat-Chrysler, même si un circuit aux caractéristiques similaires existe aux États-Unis. Le circuit a été construit au début des années 60 par Alfa Romeo pour tester ses voitures, prototypes et voitures de course. Ce complexe dédié à l’automobile est implanté sur plus de 5,5 km carrés et représente pas moins de 14 circuits et surfaces de travail, cumulant ainsi plus de 65 kilomètres. Les voici listés, on pourra voir que chaque circuit à son utilisation bien précise, avec parfois des caractéristiques proches entre les circuits.

    ALFA ROMEO TRACK : Il s’agit d’un circuit typé F1 (non homologué FIA et FOM), long de 5,6km. C’est par ce circuit qu’est né Balocco.

    Un second circuit porte le nom de ALFA ROMEO TRACK, celui aussi appelé « SPECIAL GROUNDS ». Il est fait de pavés, de plaques de béton, de galets, de cailloux etc. Tout ce qui peut composer une route sans être de l’asphalte.

    HIGH SPEED TRACK : Il s’agit du circuit de haute vitesse. Il est parabolique, long de 7.8km, avec une pente à 30%. Les 300km/h peuvent y être atteints.

    LANGHE TRACK : il s’agit d’un circuit routier, long de 24 km. Avec ses 135 virages, il pourrait être comparé à un Nurburgring Nordschleife.

    OFF ROAD TRACK : il s’agit du circuit tout-terrain, créé pour le développements des 4×4, SUV et véhicules tout-chemin. Long de 2.7km, ses pentes sont à plus de 70%, avec une profondeur de gué de 70 cm.

    ABS TRACKS, long de 1500 mètres, il s’agit d’un circuit à faible adhérence, créé pour étudier, développer et valider les systèmes ABS.

    LOW GRIP TRACK : du même type que le ABS TRACKS, ce circuit long de 1 km est utilisé pour les tests d’endurance sur terrains de faible adhérence.

    COMFORT TRACK : il s’agit du circuit de validation du confort des véhicules du groupe Fiat. Il est long de 2,8 km.

    STEERING PAD : d’un diamètre de 80m, avec une pente de 2%, il est utilisé pour les tests de direction.

    IVECO TRACKS : piste dédiée aux utilitaires, camionnettes et autres poids-lourds de la marque Iveco. Il est long de 7,9 kilomètres et fait de surfaces spéciales.

    EXTERNAL NOISE TRACK : circuit d’homologation aux tests de bruits extérieurs.

    DYNAMIC PLATFORM : dédiée aux essais dynamiques en tous genres, cette plateforme est un gigantesque rectangle long de 1,3 kilomètres et large de 30 mètres.

    Mais Balocco recèle de petits trucs dont on ne nous parle pas. Par exemple, Balocco reçoit régulièrement une petite partie de la collection de voitures anciennes issues du département historique d’Alfa Romeo, « Alfa Romeo Storico ». On y retrouve par exemple quelques Formule 1 des grandes années, ou quelques voitures de série anciennes telles qu’une Alfa Romeo Giulia Ti Super ou une Alfa Romeo Giulia GTA. On y trouve aussi une partie du département Autodelta, département course du constructeur milanais jusqu’au milieu des années 80. Balocco est aussi l’endroit très privilégié où les prestigieuses Alfa Romeo 8C furent livrées à leurs propriétaires, dans un cérémonial très étudié, à travers l’histoire Alfa Romeo et du Quadrifoglio Verde… Toute une histoire.

  • Rencontre : BMW X4

    Rencontre : BMW X4

    La famille s’agrandit ! Avec le X4, BMW propose désormais un petit X6 dans sa gamme de « Sports Activity Coupé » (le nom de ces SUV allemands). Un bon choix pour ceux qui craignaient la taille de l’imposant X6 !

    Alors que certains groupes tentent de limiter le nombre de modèles proposés (n’est-ce pas monsieur Tavares ?), d’autres multiplient les carrosseries. C’est particulièrement vrai chez BMW qui joue sur les Gran Turismo, Gran Coupé en plus des berlines, breaks, coupés et cabriolets pour étoffer sa gamme. C’est aussi le cas avec les modèles X qui sont désormais au nombre de 5.

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    Après X1, X3, X5 et X6, voici X4. Ce X4 est la déclinaison « sportive » du X3 comme le X6 l’est pour le X5.

    Techniquement, le BMW X4 repose sur le X3 avec une silhouette dérivée du X6. D’une longueur de 4,671 mètres, il s’allonge de 14 mm par rapport au X3.

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    Déclinaison sportive du X3, il en modifie les proportions et mise sur une face avant très modelée avec de grandes prises d’air déportées vers l’extérieur et des lignes incisives parcourant le bouclier avant.

    La ligne de toit typée coupé de la BMW X4 atteint son point culminant au-dessus des sièges avant et plonge ensuite vers l’arête de décollement du hayon.

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    Le hofmeister kink typique de toute BMW est pour la première fois divisée en deux.

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    L’intérieur reprend les finitions connues chez BMW mais l’habitacle est adapté à cette forme de « X Coupé ». La hauteur de la carrosserie a diminué de 36 millimètres par rapport à celle de la BMW X3. Le conducteur et son passager avant bénéficient d’une position assise abaissée de 20 millimètres, les sièges arrière sont plus bas de 28 millimètres. La banquette arrière est dotée d’amorces de flanc de siège évoquant deux sièges individuels, mais offre pourtant de la place à trois passagers. Elle est fractionnable de série selon un rapport de 40 / 20 / 40.

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    Côté motorisations, BMW France s’appuie sur les versions les plus puissantes de la gamme X3, délaissant les produits d’appel. Le choix s’étale sur deux moteurs essence (28i 4 cylindres 2,0 litres de 245 chevaux et 35i 6 cylindres 3,0 litres de 306 chevaux) et trois moteurs Diesel (20d 4 cylindres 2,0 litres 190 chevaux, 30d 6 cylindres 3,0 litres 258 chevaux et 35d 6 cylindres 3,0 litres 313 chevaux). Les boîtes de vitesses manuelle à six rapports ou automatique à 8 rapports sont toutes couplées avec le système xDrive à quatre roues motrices.

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  • Rencontre : Peugeot 508

    Rencontre : Peugeot 508

    Etait-ce vraiment un clin d’œil historique ? Pouvait-on vraiment croire que pour appeler à la résistance face à l’invasion des berlines allemandes, Peugeot présentait sa « nouvelle » 508 à Londres un 18 juin ?

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    En France, on ne peut que déplorer l’abandon du haut-de-gamme par nos constructeurs nationaux. La désaffection est telle que nos berlines les plus statutaires sont désormais représentées par de « simples » 508, C5 ou Laguna…

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    Mais il faut bien reconnaître que la mode des grandes berlines est derrière nous. Et que les rares clients encore prêts à se laisser convaincre sont rapidement conquis par les différentes propositions du tentaculaire Groupe Volkswagen et de ses compatriotes allemands.

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    Quel intérêt à donc Peugeot à donner un coup de jeune à sa berline 508 ? La principale explication réside dans l’élan donné au renouvellement de la gamme. La 508 est adaptée aux nouveaux traits griffés Peugeot.

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    Nouvelle calandre plus verticale, feux à LED, nouvelle planche de bord avec écran tactile 7 pouces et vision tête haute, arrivée de nouveaux moteurs essence THP 165 et Diesel BlueHDI 180 et de la boîte automatique à six rapports déjà vue sur la 308.

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    Lancée en 2011, la Peugeot 508 totalise aujourd’hui 370 000 ventes… avec une tendance à la hausse en Chine. L’an passé, 36 % des 508 ont été vendues en Chine.

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    Comme sur l’ancienne version, Peugeot propose un break SW et une version RXH. Sur cette version au look de baroudeur (et sur la berline), on retrouve la technologie Hybrid4 qui combine le 2,0 HDi de 163 chevaux et un moteur électrique de 37 chevaux pour une consommation annoncée à 3,3 litres / 100 km.

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    La 508 vendue en Europe sera produite à Rennes… Les modèles destinés à la Chine seront assemblés à Wuhan.

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  • Essai : Audi S1, rallycar de série

    Essai : Audi S1, rallycar de série

    Salon de Genève 2010, Audi présente son A1 au grand public. Elle représente tous les espoirs de la marque aux anneaux sur le marché très concurrentiel des citadines. Septembre 2010, Audi met en production cette A1, dans l’usine Audi Brussels, à Forest en Belgique. Quelques mois plus tard, le succès est au rendez-vous, l’A1, bien faite, bien proportionnée et racée comme il se doit, fait sa place dans nos villes. 2012, l’A1 Quattro est présenté. Produite à 333 exemplaires, elle est rare et extrême. 2014, la S1 est présentée. A1 + S = S1 : son nom est choisi, inspirée de l’A1 Quattro, avec le S des séries Sport d’Audi. S1, voilà un nom qui résonne dans les oreilles de certains. La S1, la célébrissime Audi des années 80, celle qui représentait la marque aux anneaux en Championnat du Monde des Rallyes. S1, de son vrai nom à l’époque « Quattro Sport E2 ».  L’heure est venue de rencontrer cette nouvelle référence.

    Le produit réalisé par les équipes d’Ingolstadt révèle bien tout ce qu’on pouvait en attendre : l’Audi S1 est fantastique : j’ai rarement pris autant de plaisir au volant d’une voiture de série. Récit, point par point.

    De l’extérieur, la S1 est bien faite, bien proportionnée, avec une roue à chaque coin, comme la MINI de la grande époque. L’équilibre est de mise. Ses formes sont belles, assez proches de l’A1, tout en étant « S » comme il se doit, en prouve la face avant retravaillée (dont on retrouvera les optiques sur la prochaine version des A1). En prouve aussi la face arrière de la belle, avec son aileron spécialement crée pour elle, ses quatre sorties d’échappement et son diffuseur arrière, que j’aurais personnellement vu un peu plus travaillé.

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    Mécaniquement, c’est le 2 litres turbo essence TFSI de 231cv qu’on retrouve sous le capot. A bas régime comme à haut régime, il se montre souple et diablement efficace, merci les 370Nm de couple. A noter que la S1 montre une puissance supérieure de 31cv face à ses concurrentes que sont les Clio RS et 208 Gti. On retrouvera donc la S1 face à une concurrente telle que la Renault Mégane R.S., pourtant d’une gamme supérieure, voire même d’une Impreza WRX ou Lancer Evolution. Le système Quattro de l’Allemande permettant de l’upgrader d’une classe dans le comparatif. La S1 dame ainsi le pion à la concurrence. Au volant, il en est de même. Cette S1 est un avion, un missile sol-sol, une voiture de course pour la ville et produite en série. Son châssis est diabolique, bien suspendu, bien fait, comme la mécanique : tout a été pensé, calculé. On ressent bien la compétition omniprésente. Testée entre Paris, Le Mans et Lille, sur un parcours mixte et long de 800 kilomètres, elle s’est révélée à son aise dans toutes les conditions possibles. Sur autoroutes, sur nationales et départementales, en ville.

    Sur autoroute : rien à dire. La sonorité est bonne, pas de bruit particulier. On sent tout de même que la S1 n’est pas une grande routière mais elle accepte les kilomètres sans nous bourdonner les oreilles ou casser les reins. Côté moteur, afin d’abaisser la consommation, le sixième rapport de boîte aurait pu être un peu long. Du détail sur une telle sportive. Aussi, j’ai toujours autant de mal à me mettre en tête le fonctionnement du régulateur de vitesse. Je ne dois pas être très doué.

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    Sur route : sa surface de prédilection. C’est sur les nationales et départementales que la nouvelle née d’Ingolstadt prend du plaisir et nous le rend bien. En conduite sportive, la S1 se montre divine. Son moteur marche bien, très bien même, avec une large plage d’utilisation avec couple et puissance disponibles à tous moments. Prudence à tenir le volant à deux mains à partir de 4000 tours/minute, car ça pousse véritablement, ça tire même, les quatre roues motrices Quattro font un travail fantastique, entre performance, efficacité et sécurité. Du côté des freins aussi, tout semble d’une efficacité redoutable. Les 4 freins à disques « S » sont mordants, avec la course de pédale de frein précise, très courte, un bonheur d’efficacité. Toujours du côté de la conduite sportive, le confort est bel et bien présent. On pourra peut être regretter que les sièges fournis en série ne soient pas plus « baquet ». Heureusement, une option permet d’équipe la S1 de véritables sièges baquets, comme vus ici (les parties jaunes sont disponibles en noir) :

    Audi S1 Sportback

    En ville, petite et confortable, elle se montre à l’aise et nous n’y passons pas inaperçus. Son feulement fait tourner les têtes, sa sportivité exacerbée donne le sourire. Le hic en ville, au volant du moins, serait peut être la boîte et son embrayage, très courts, très typés racing. Un embrayage qui pourrait (NB le conditionnel) se révéler fatigant à la longue. A vrai dire, si je pouvais porter un reproche sur la boîte, c’est l’absence de boîte automatique. Cela est du à une contrainte simple : le place, l’encombrement. Et oui, une boîte mécanique classique prend moins de place qu’une boîte automatique. Avec la présence du système Quattro, la place est donc déjà prise, et donc insuffisante pour que la -petite- S1 emporte avec elle un système automatique, voire les palettes au volant. Dommage, sans pour autant être pénalisant.

    interieur_Audi_S1_IMG_0219

    Quitte à être au volant, découvrons à l’intérieur. La qualité Audi est au rendez-vous. Les finitions sont bien faites, le toucher du tableau de bord est agréable et souple : pas de toc. L’assise est plutôt bonne, même si j’aurais aimé avoir des sièges plus typés baquets. Je noterais d’ailleurs que même en réglant au minimum la hauteur de ces sièges, on se retrouve tout de même assez haut, dommage pour les grandes personnes. Avec mon 1.80m, je me suis trouvé encore trop haut, il faut dire que j’aime conduire « en bas ». L’accoudoir central aux places avant se révèle utile sur autoroute mais vraiment inutile dès qu’on doit jouer du levier de vitesse : il nous gène, sans autre mot, mais comme il est amovible, nous pouvons nous en passer, comme mon commentaire ;-) Enfin, petit détail qui fait tout : fini le neiman, exit la bonne vieille clé : on démarre le moteur d’une pression sur un petit bouton en alu sur lequel il est gravé « start engine stop ». Positionné sur le tableau de bord, il est cerclé de rouge. Un bouton « ON/OFF », comme sur les vraies voitures de course. Ambiance Racing, ambiance… du bonheur.

    Du côté des équipements, on retrouve un système audio Bose d’une excellente qualité. Le son est pur, bien rendu et les réglages possibles permettent une acoustique parfaite. Comme si le son de la S1 ne suffisait pas à lui même, Audi nous a fourni un équipement de choix, accouplé du système AudiMultimedia avec le GPS, sur lequel il n’y a vraiment rien à dire. On trouvera aussi le système Stop&Start, avec une redémarrage automatique en cas de calage. J’ai assez aimé cela.

    Pour conclure, l’Audi S1 s’est révélée exceptionnelle, pas grand chose à lui reprocher, si ce n’est quelques détails vraiment secondaires comme vous avez pu le voir dans cet article. A la suite de mon périple Paris > Le Mans > Lille > Paris long de 800 km, j’en garderai un grand souvenir, une très bonne appréciation, d’autant qu’Audi remportait ce weekend là les 24 heures du Mans pour la 13ème fois. La sportivité exacerbée de cette S1, liée à sa polyvalence en font une équipière de premier choix, le tout complété par une excellente alliance moteur/boîte/quattro, complétée à la doublette efficacité/souplesse, lui permettant d’être bonne partout. L’Audi S1 se montre donc :

    Sans intérêt / Sans conviction / Dans la moyenne / Mérite le détour / Exceptionnel / AUTOcult !

    Fiche technique :

    http://www.audi.fr/etc/medialib/ngw/fr/films_gammes/refonte_pages_s1.Par.0021.Image.jpg/20140225_audi_fr_pagemodele.jpg

  • Rencontre : Abarth 695 biposto

    Rencontre : Abarth 695 biposto

    Le scorpion pique à nouveau… Et s’il ne s’adapte qu’à des FIAT (pour le moment !), certaines réalisations sortent vraiment de l’ordinaire. C’est le cas de cette 695 biposto aux caractéristiques proches d’une kit-car !

    Dans le monde du sport automobile, il n’y a pas que des prototypes hors-de-prix. En compétition-clients, des voitures de série servent de base à de véritables véhicules faits pour la course.

    Pour courir, il faut dénicher un modèle strictement de série puis acheter et monter un kit de pièces développé spécifiquement.

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    Avec cette biposto, Abarth utilise les mêmes recettes, sans vous obliger à monter vous-même le fameux kit.

    Prenons donc une FIAT 500… Passons là en mode Abarth avec un moteur 1,4 litre turbo et quelques évolutions plus sportives. Maintenant, transformons là en « fausse » voiture de course.

    Cure d’amaigrissement pour passer sous la tonne (997 kilogrammes), avec notamment la disparition de la banquette arrière remplacée par un arceau boulonné, moteur poussé à 190 chevaux grâce à une nouvelle ligne d’air, système de freinage modifié et amortisseurs à réglage hydraulique…

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    Et surtout : adoption d’une boîte à crabots associée à un différentiel à glissement limité !

    A l’intérieur, l’ambiance est aussi empruntée à la course. On oublie les sièges pour des baquets avec harnais. La commande de boîte (en H) est également inspirée d’un levier de compétition. Et un dashboard fait son apparition au centre de la console centrale.

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    « Le dimanche sur circuit et le lundi au bureau », disait Carlo Abarth. C’est un peu ce que propose cette biposto. Et si vous préférez vos dimanches à vos lundis, ce peut être un choix très amusant. Attention simplement au tarif qui dépassera les 40 000 euros.

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