Catégorie : Constructeurs

  • A la hâte, Renault révèle sa nouvelle Mégane

    A la hâte, Renault révèle sa nouvelle Mégane

    Avec quelques jours d’avance et suite à l’énorme fuite des clichés sur le blog italien Carpassion.it (voir en fin d’article), Renault révèle sa nouvelle Mégane à la hâte. On sent bien qu’ici, Renault la fait light pour rattraper la chose. Il faut dire que ce modèle emblématique de la gamme ne devait être présenté que la semaine prochaine, lors du salon de Francfort.

    Malgré ce raté, Renault n’arrête pas ces derniers mois, présentant ses modèles sur un rythme effréné. Il y eut l’Espace, Kadjar, Talisman et Talisman Estate avant cette Mégane. On trouve là une Mégane changée, aux proportions nouvelles, plus basse de 25mm, plus large à l’avant de 47mm et de 39mm à l’arrière et un empattement nouveau, augmenté de 28 mm en comparaison à la génération précédente. Le style est en lien direct avec celui de la Talisman, avec entre autres, les feux avant en « C » ou à l’arrière, les feux qui se rejoignent autour du losange.

    Le modèle présenté est ici celui de la ligne GT. Le haut de gamme chez Mégane pour le moment (exit la finition Initiale Paris?) et il y a fort à parier que la version R.S. ne tardera pas à arriver. Cela dit, on peut dire que pour une fois, la version GT a un style sportif.

    Pour le moment, aucune annonce quant aux motorisations et finitions. Rendez-vous semaine prochaine, à Francfort.

    Ici, les photos révélées par le blog italien :

  • Sport : où en sera Alpine en 2016 ?

    Sport : où en sera Alpine en 2016 ?

    Où sera Alpine l’an prochain ? Du bleu oui, mais pour le moment difficile d’annoncer la couleur.

    Si Carlos Ghosn avait annoncé l’arrivée de l’Alpine pour 2016, en juillet 2015, Bernard Olliver, PDG de la marque a reporté le projet à 2017. Nous en sommes là côté série, et depuis la Celebration, la retenue est de rigueur chez Renault. Seulement, pour une marque comme Alpine, la série ne fait pas tout. On travaille dur chez Alpine et chez Signatech, la structure officiant sportivement pour Alpine, on n’enfile pas les perles non plus. C’est sur, l’Alpine A450b sera conservée jusqu’à la fin de saison. Le prototype Oreca 03R est bien connu de l’équipe et elle table sur l’expérience pour finir en beauté sa saison FIA WEC bien mal lancée.

    Seulement, l’an prochain arrive à grands pas. Alors, Philippe Sinault confiait à nos confrères de Endurance-Info que toutes les pistes sont ouvertes pour l’an prochain. ELMS, FIA WEC, LMP2 et même LMP1 non hybride. Rien n’est fait, pas même la continuation du programme n’est assuré, mais les Bleus de chez Signatech ne baissent pas les bras et oeuvrent à 2016.

    Pour le LMP2, Alpine ne fait pas partie des constructeurs sélectionnés par la FIA pour la construction d’un prototype. La marque bleue devra donc s’équiper d’une des quatre barquettes disponibles sur le marché, en la modifiant en fonction de la règlementation. Pour le moment, on se dirigerait sur une Oreca 05, qui évoluerait pour coller au mieux au design Alpine.

    L’endurance n’est pas la seule clé sportive pour Alpine. Pas de rallyes, c’est sûr, du moins officiellement, Comme nous le confiait Bernard Ollivier, PDG d’Alpine, lors des dernières 24 heures du Mans. Un engagement en rallyes n’est plus aujourd’hui possible pour une victoire au haut niveau : il est impossible de gagner le WRC avec une voiture « de série ». Cela ne veut pas dire non plus que la compétition client est improbable pour une Alpine engagée en GT. Le GT d’ailleurs, la réponse serait peut être là pour le circuit. Bernard Ollivier ne s’en cache pas : il rêve de voir une Alpine en GT, en GT3, face aux Ferrari, Lamborghini, Aston Martin, Porsche sur la classique mancelle. « Alpine a la légitimité d’être là » comme dit le PDG d’Alpine. Et on veut bien le croire.

    Alpine Renault Oreca LMP2 2016 FIA WEC ELMS
    Et si Alpine passait à l’Oreca 05 l’an prochain ? Ici, une livrée réalisée par nos soins. Celle des essais?
  • Cactus M, le concept d’une Méhari

    Cactus M, le concept d’une Méhari

    Sa ligne n’était plus un secret. Les photos sorties officieusement telle un teasing par Citroën ou les fuites dans la presse peut être orchestrées par Citroën aussi, trahissaient bien les courbes et formes du concept car Cactus M. M comme Méhari, cela n’est plus un secret. Cela fait d’ailleurs du bien de voir Citroën retrouver la voie de son histoire. Bref, passons, le passé c’est le passé Darling, ça parasite le présent.

    Cette fois, on trouve là les lignes globales du Cactus. Les face avant et face arrière ne changent pas. Concept M est ici un coupé, deux places, cabriolet. Ce n’est là qu’un concept car, qu’une étude, restant au final assez proche du Cactus habituel. Cela dit, il est marrant de se dire que les Airbump du C4 Cactus ressemblent étrangement aux nervures de la carrosserie de la Méhari. C’est ici un hasard mais c’est tout de même un beau clin d’oeil. D’ailleurs, contrairement aux C4 Cactus, les Airbump sont peintes aux couleurs de la carrosserie sur ce Cactus M. Le ligne s’en retrouve plus classique, plus habituelle, le style baroudeur fait le reste.

    D’ailleurs, une question se pose. Quel avenir pour un tel véhicule? Le Cactus deviendrait-il la base de nombreuses versions ? Il manque une version utilitaire, possible avec le C15 Cactus. La nouvelle Méhari serait la avec le Concept M. Et après ? Un SUV 3 portes, telle la Mini Paceman ? Un vrai 4×4, en remplacement du C4 Aircross insipide ? Allez. Go. La voie m’a l’air pas mal. Mais attention aux véhicules un peu spéciaux : on se rappelle que la C3 Pluriel ne fut un réel succès commercial.

     

  • Sophia Loren au Rally del Cinema 1956

    Sophia Loren au Rally del Cinema 1956

    Imaginez Sophia Loren engagée en compétition automobile. Au volant d’une rutillante Mercedes 300 SL, rien que ça. C’est pourtant ce qu’il s’est passé, en 1956, au « Rally del Cinema », à Rome. Ce rallye n’est vraisemblablement ce qu’on appelle de nos jours un rallye. C’était à l’époque un évènement organisé tel une balade, un rallye de régularité, un rendez-vous glamour et people pour les acteurs et actrices du cinéma italien des années 50. Sur le tracé, comme au départ de Rome ou à l’arrivée à SanRemo, la foule est présente en masse pour apercevoir leurs stars favorites. Parfois sur le parcours, des barrages sont mis en place par les fans pour approcher les acteurs.

    Il faut dire qu’à cette époque, Roma et la CineCitta sont parmi des endroits au monde les plus en vus pour le tournage de films ainsi que leur production.Rossano Brazzi, Nino Conti, Isa Miranda, Maria Frau, Sandro Pallavicini, Elena Giusti, Alberto Farnese, Pamela Matthews, Cesare Danova. Ces noms ne sont pas forcément connus aujourd’hui mais à l’époque, il y a plus de 60 ans, ils étaient de véritables stars du cinéma italien. Heureusement pour notre (ma) petite culture, Sophia Loren est présente sur ce rallye. Engagée au volant d’une rutillante Mercedes-Benz 300 SL Gullwing coupé, elle y est LA star.

    Sophia Loren Gullwing Mercedes
    Sophia Loren, Gullwing Mercedes 300 SL

    Photo : Club ACI Storico / ACI.

  • Fiat 127 : la nouvelle génération du retro design ?

    Fiat 127 : la nouvelle génération du retro design ?

    Lors d’une discussion avec le journaliste Cédric Faiche, nous nous sommes posés la question de savoir ce que seraient le design des prochaines voitures et si la vague du retro design allait continuer.

    On l’a vu, les années 50 ont eu leur heure de gloire ces dernières années, avec la MINI depuis 2001 ou la Fiat 500 depuis 2007. Cette fois, pas d’initiative de la part de Fiat mais celle du designer indépendant David Obendorfer. Il a fait revivre en 2013 une des Fiat les plus emblématiques des années 70/80, la Fiat 127.

    On retrouve là un design assez moderne reprenant les codes de celle qui devait remplacer la Fiat 850. On pourrait même se dire que cette étude rend la 127 plus jolie qu’elle l’était à l’époque.

    Chez Fiat, il serait intéressant que cette 127 new age soit produite. Elle permettrait à la marque italienne de trouver un nouveau style, une nouvelle tendance, dans la lignée de la « nouvelle » 500. Chez Lancia aussi, on devrait y penser. La Delta, la Fulvia ou la Stratos n’attendent que vivre une nouvelle vie.

    fiat 127 design neo retro

    fiat 127 design neo retro

    fiat 127 design neo retro

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    fiat 127 design neo retro

    fiat 127 design neo retro

    fiat 127 design neo retro

  • 308 Racing Cup : Peugeot revient en piste

    308 Racing Cup : Peugeot revient en piste

    L’arrivée d’une nouvelle voiture de course est toujours un petit exploit. Cette fois, Peugeot s’ouvre à de nouveaux championnats pour sa compétition clients. Elle succède ainsi aux RCZ Racing Cup au sein des Formules de Promotion Peugeot Sport (= Rencontres Peugeot Sport) mais le plus est qu’on la retrouvera homologuée au sein de nombreux championnats nationaux : le VLN en Allemagne, le CER en Espagne, le CITE en Italie, le BGDC en Belgique. Cerise sur le gâteau, on attend cette nouvelle Lionne sur les championnats d’endurance type « 24H series ». On attend donc de voir les 308 Racing Cup en remplacement des 208 du team Altran.

    Mécaniquement, c’est le 1,6L THP qui emmène la bête. Gonflé à 308cv, il dépasse ainsi de 38cv la plus puissante des 308 de série. Ses trains sont plus larges, ils gagnent 106mm de plus que la 308 GTi by PEUGEOT SPORT, passant ainsi à 1910mm. Cette 308 Racing Cup reçoit une face avant retravaillée, une diffuseur arrière et un aileron spécifiques. Ce dernier est d’ailleurs aux normes WTCC. De là à voir un lien direct avec les Rouges de chez Citroën Racing, il n’y a qu’un pas.

    Cette Peugeot 308 Racing Cup n’est pas sans rappeler la 308 R. Nous sommes presque rassurés de la voir naître en compétition. On pourra la découvrir lors du prochain Salon de Francfort, avant ses débuts en piste en 2017.

     

    Fiche technique Peugeot 308 Racing Cup

    Moteur :
    Type 1,6L THP issu de la 308 GTi by PEUGEOT SPORT / Turbo issu de la 208 T16
    Puissance : 308 ch
    Cylindrée : 1.600 cm3
    Puissance maxi : 308 ch mini
    Ligne d’échappement : Ø70mm
    Réservoir : série
    Alimentation : directe haute pression
    Boite de vitesses
    6 rapports / commande séquentielle avec palettes au volant
    Châssis
    Structure : Coque renforcée par arceau multipoints soudé (norme FIA)
    Carrosserie : Parechocs Av et Ar + ailes spécifiques
    Vitrage : Vitres latérales et lunette arrière polycarbonates
    Poids : mini 1000kg – maxi 1050 kg
    Répartition AV/AR : 63% / 37%
    Réglage : Carrossage / Pince / Hauteur de Caisse / Inclinaison Aileron / Amortisseurs (compression + détente).
    Cric : 3 vérins pneumatiques
    Dimensions
    Longueur : 4288mm (hors aileron règlementation WTCC)
    Largeur : 1910mm
    Empattement : 2620mm
    Parechocs AV et AR + ailes spécifiques
    Aéro
    Lame avant
    Aileron arrière réglementation WTCC
    Roues
    Jantes spécifiques 10’’x18’’
    Pneus slick et pluie 27/65

  • Porsche ressort la Panamericana

    Porsche ressort la Panamericana

    L’appellation Panamericana pourrait faire une nouvelle apparition dans la gamme Porsche. Le constructeur allemand a déposé le nom. Panamericana fut utilisé pour un concept car présenté lors du Salon de Francfort 1989. A l’époque, l’étrange étude de style avait pour objectif de chercher des solutions pour complétement renouveler le look de la Porsche 911.

    Stuttgart avait opté pour un concept très crossover pour mélanger un coupé, un cabriolet, un targa et un 4×4. Il avait été développé sur la base d’une Porsche 964 et donnait les premières idées du Type 993.

    porsche-panamericana-05

    Si Audi continue de multiplier sa gamme en lançant une TT Allroad, la reprise de l’idée de la Panamericana pourrait avoir du sens.

    Panamericana n’est pas un nom inconnu des amoureux de sport automobile. Entre 1950 et 1955, la Carrera Panamericana fut l’une des courses les plus formidables du monde.

    Organisée pour faire la promotion de la route panaméricaine dans sa partie mexicaine, la Carrera Panamericana s’étalait sur une longueur de plus de 3 000 kilomètres, du sud au nord du Mexique.

    Pierre de thoisy carrera panamerica studebaker champion
    Pierre de Thoisy, Studebaker Champion

    Victime collatérale du terrible accident des 24 Heures du Mans en 1955, la Carrera Panamericana vit une seconde fois depuis 1988, sous la forme d’une épreuve historique. A Juan Manuel Fangio, vainqueur en 1953, succède aujourd’hui Pierre de Toisy, huit succès, ou Erik Comas.

    Pierre De Thoisy a fait de la Panamericana sa spécialité, participant à cette course au volant de la Studebaker Champion puis d’une Mercedes 300 SL. Recordman absolu des victoires, avec un passage à 316 km/h, confirmé par la police mexicaine elle-même. La prochaine édition de la Carrera Panamericana se tiendra du 14 au 22 octobre 2015.

  • Talisman Estate : Renault fait le break

    Talisman Estate : Renault fait le break

    Présentée en grandes pompes au château de Chantilly, Renault Talisman défrayait alors la chronique, le renouveau de la marque était alors relancé, au niveau luxe & berline cette fois là. Aujourd’hui, Renault passe un nouveau cap et lance le break, ou plutôt l’Estate de sa Talisman.

    De dimensions extérieures, l’Estate ne change pas de la berline, avec 4,86 m de longueur, 1,87 m de largeur, et 1,46 m de hauteur, avec un empattement de 2,81 m.

    Comme la berline, quatre niveaux d’équipement seront disponibles, tout comme la finition Initiale Paris. Talisman Estate sera commercialisée premier semestre 2016 après avoir été présentée en première mondiale lors du salon de Francfort 2015.

    Personnellement, je trouve cette Talisman Estate très réussie, du moins en voyant les premiers clichés disponibles ci dessous. On trouve une ligne belle, élancée, solide, avec du corps. Reste à voir en chair et en os, en chrome et cambouis.

    Renault Talisman Estate break

    Renault Talisman Estate break

    Renault Talisman Estate break

    Renault Talisman Estate break

  • La Dino n’a jamais vraiment disparu

    La Dino n’a jamais vraiment disparu

    Ce fut la plus petite des Ferrari, elle n’en portait même pas l’écusson au bout du capot… Et pourtant, par son histoire, par ses anecdotes, elle est devenue l’une des plus populaires. Et le plus beau : elle va revenir !

    « La question n’est pas de savoir si, mais de savoir quand ! »

    Les mots de Sergio Marchionne (beaucoup d’autres ont joué avec cette phrase avant lui, rassurez-vous) évoquent le retour prochain du nom et de l’idée Dino chez Ferrari.

    Un mulet a récemment été photographié en Allemagne. Sous la carrosserie d’une 458 Italia, un moteur émettait un son très différent des V8 4,5 litres atmosphérique de la 458 Italia et V8 3,9 suralimenté de la 488 GTB… De quoi imaginer la première application du moteur « Ferrari » V6 3,0 litres biturbo présenté pour l’Alfa Romeo Giulia.

    L’arrière de la 458 Italia dénotait également avec un nouveau dessin des échappements : pas de sortie centrale, mais deux trous de chaque côté, au-dessus de l’extracteur. La longueur sera donc réduite, autant que l’empattement et la taille des portières.

    D’autres détails donnent des pistes… Ce mulet était immatriculé à Heilbronn, dans la région du siège de Bosch que l’on dit largement impliqué dans le développement du fameux V6. La firme allemande aurait participé à la mise en œuvre de la désactivation partielle des cylindres récemment brevetée par le Cheval Cabré et qui pourrait mener vers un design différent de chaque rangée de cylindres pour maximiser les performances selon les régimes.

    Un autre brevet intéressant décrit un turbo qui intègre un moteur électrique destiné à éliminer le temps de réponse et à emmagasiner de l’énergie.

    La petite Ferrari (ou Dino) pourrait donc être un vrai bijou technologique… Mais il faudra sans doute encore attendre une année entière avant d’en avoir un avant-goût !

  • Essai Hyundai i30 turbo : le défi de la Nordschleife

    Essai Hyundai i30 turbo : le défi de la Nordschleife

    Cette voiture possède un turbo ! D’accord, mais la majorité des voitures actuelles cache désormais un turbo sous son capot… Ce qui est notable, c’est que cette Hyundai i30 l’indique clairement par un petit badge sur son coffre. Et ça change presque tout.

    Les berlines compactes prennent du caractère et personne ne va s’en plaindre. Entre des versions aux performances cachées et d’autres visuellement hyper travaillées, la polyvalence est recherchée et le curseur se déplace selon l’envie de montrer ses chevaux.

    Sur le segment le plus vendu en Europe, chaque constructeur tente de se démarquer, tout en restant parfaitement dans les clous. On l’a vu récemment en étant au volant de la Nissan Pulsar GT ou de la Peugeot 308 GT. Chez Hyundai, on a choisi de ne pas utiliser cette appellation trop galvaudée. « Turbo » signifie suffisamment tout et rien pour donner un résumé de l’idée : oui, il y a un turbo, oui, il y a un peu plus de puissance, et oui, on le montre un peu pour se démarquer. L’appellation pour communication.

    hyundai-i30-turbo

    Et comme tout reste une affaire de communication pour tenter le fan moyen d’automobile, Hyundai est allé tester sa Turbo sur la Nordschleife. 110 tours ont été mis à profit pour parfaire les réglages. Le moteur 4 cylindres 1,6 litre « Gamma » de Hyundai gagne un peu de puissance et surtout du couple avec l’ajout du générateur de souffle. La suspension est durcie, la direction plus directe et les freins agrandis. Ça n’en fait pas une vraie version « N » comme on l’attend depuis le lancement du programme sportif en Championnat du Monde des Rallyes, mais c’est un premier petit pas vers davantage de dynamisme.

    Cette Hyundai i30 Turbo est garantie 5 ans avec un kilométrage illimité. Imaginez que vous pourriez boucler 40 tours de Nordschleife par jour (je compte une pause pour le déjeuner !), plus de 300 fois par an jusqu’en 2020 (pour ceux qui ne sont pas très matheux, ça fait 1 200 000 kilomètres) et poser votre turbo dans une concession, toujours sous garantie !

    Le premier qui fait ça, je l’invite au restaurant pour qu’il me raconte son histoire… (Vraiment)

    Pour revenir sur la route, ce n’est pas parce qu’on joue à boucler 110 tours de la Norschleife pour développer une voiture que l’on en fait une bête de course. Et ce n’était certainement pas le but.

    hyundai-i30-turbo-interieur

    Avec 183 chevaux, il n’y a pas de quoi aller rivaliser avec les vraies super sportives du marché. Tout est plus rationnel avec une petite touche de passion. Du rouge dans l’habitacle, un peu plus de couple pour mieux ressentir les accélérations et un châssis capable de suivre lorsque l’on arrive un peu vite en entrée de virage.

    Le reste est dans la lignée de la production Hyundai. Ça se conduit en souplesse, dans une grande douceur. Un atout qui n’en sera peut-être pas un pour celui qui cherchera davantage de sportivité. Avec cette i30, même Turbo, on mise sur un équipement très complet et la fameuse garantie 5 ans (pour boucler un million de kilomètres sur la Nordschleife, vous vous souvenez ?).

    Quelques données

    Modèle essayé : Hyundai i30 Turbo
    Tarif : 30 650 euros
    Moteur : 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, turbo
    Cylindrée : 1 591 cm3
    Puissance max : 186 chevaux (137 kW) à 5 500 tours/min.
    Couple max : 265 Nm à partir de 1 500 tours/min.
    Transmission : roues avant motrices, boite mécanique à 6 rapports
    0 à 100 km/h : 8,0 secondes
    Vitesse maximale : 219 km/h
    Consommations (route, urbain, euromix) : 9,6 / 6,0 / 7,3 l./100 km
    Poids : 1 380 kg
    Volume du coffre : 378 / 1 316 litres

  • Les Anglos-Saxons retrouvent l’Allemagne !

    Les Anglos-Saxons retrouvent l’Allemagne !

    Au Ve siècle, les peuples du nord de la Germanie (les Angles et les Saxons) prennent le bateau et partent s’installer sur l’île de Bretagne. Par un énorme raccourci, ils voient leur industrie automobile tomber à la fin du XXe siècle avant de renaître grâce à des marques venues d’ailleurs… Car ceux qui sont devenus Britanniques ont été vendus à des étrangers !

    MINI et Rolls-Royce appartiennent à BMW, Bentley à Volkswagen, Jaguar et Land Rover à Tata… Même Aston Martin vit grâce à des capitaux du Golfe Persique. L’Empire Britannique automobile s’est fait avaler !

    Et si la plupart des voitures « anglaises » étaient encore produites sur l’île, la tendance s’inverse. Le futur Land Rover Defender sortira d’une usine slovaque, loin de Solihull.

    Pire, par un jeu d’alliance, la future Aston Martin – baptisée DB11 – recevra un moteur V8 fourni par Mercedes-AMG. Et si la coque ne sera pas importée d’Allemagne, de nombreux éléments devraient profiter de l’ingénierie germanique…

    Il y a deux ans, Daimler avait acquis 5 % d’Aston Martin avec l’intention de mutualiser une partie de sa production. Au Royaume-Uni, on assurait vouloir rester indépendant sur les plateformes, le design et le développement du V12.

    La plateforme VH va donc être retravaillée et le V12 adapté aux composants AMG pour coiffer une gamme qui devrait comprendre, à terme, le V8 proposé par Daimler. Selon Autocar, les ingénieurs allemands ont reçu les plans du moteur Aston en début d’année 2014 pour aiguiller les Britanniques… Nécessaire pour ne pas paraître comme une sous-marque d’AMG !

    La DB11 sera la première d’un profond renouvellement de gamme chez Aston Martin. Une version Volante arrivera en 2017 avant la petite Vantage, la grosse DBX, la longue Lagonda puis la Vanquish en 2020.

    A voir lors du prochain Salon de Genève en mars 2016.

  • Les chiffres du Land Rover Defender

    Les chiffres du Land Rover Defender

    Dans quelques semaines, une icône de l’industrie automobile va cesser d’être produite. Comme pour la Citroën 2 CV, la Volkswagen Coccinelle ou la MINI, l’arrêt définitif de l’assemblage du Land Rover Defender deviendra un fait historique.

    Conçu après la seconde guerre mondiale, le « Land Rover » (son nom d’origine) était destiné aux fermiers à la recherche d’un 4×4 robuste. En 67 ans, il a tout connu de l’histoire britannique. Lancé sous George VI, il ne survivra pourtant pas à Elisabeth II en fonction depuis 1952.

    Land Rover a décidé de mettre un terme à la production face à l’investissement nécessaire pour aligner son Defender sur les nouvelles normes… Dans quelques mois, l’appellation devrait néanmoins revenir sous les traits d’une sixième génération qui marquera une réelle rupture.

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    En attendant plus, voici quelques chiffres qui ont marqué l’histoire du Def

    • 24 471 : le nombre de jours de production des Land Rover et Defender
    • 9 000 : le nombre de pièces nécessaires à l’assemblage du Defender
    • 170 : le nombre de marchés dans lequel ils ont été commercialisés
    • 450 : le prix en livres sterling du premier Land Rover vendu
    • 28 820 : le premier prix en euro d’un Defender en France, aujourd’hui
    • 2 050 000 : le nombre de Land Rover et de Defender produit en 67 ans
    • 301328 : le numéro de série de la charnière du capot qui reste inchangé depuis 1947