Catégorie : Histoire & Culture

  • Retromobile : Ce qu’il faut voir

    Retromobile : Ce qu’il faut voir

    Il ne vous reste que deux petits jours pour visiter Retromobile 2013, Porte de Versailles… Voici ce qu’il ne faut absolument pas manquer à travers deux regards différents !

    Le top 5 de @Neodyum

    Rétrospective Citroën DS
    Excentré par rapport au stand officiel Citroën, cette rétrospective est l’œuvre de la maison suisse Lukas Hüni… Les DS côtoient les ID sur un air de Salon de Paris 1955.

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    Anniversaire Porsche 911
    Porsche profite de Retromobile pour lancer les festivités du cinquantième anniversaire de sa désormais mythique 911. A voir absolument : le prototype T7 de 1959.

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    L’Alpine-Renault A110 d’Andruet et « Biche »
    Si la Twingo est l’une des vedettes du stand Renault, d’autres modèles méritent le détour : Nerva Grand Sport, Six-roues Type MH, Balayeuse Type DM… Et surtout l’Alpine-Renault A110 qui vient d’être engagée au Rallye Monte-Carlo Historique 2013 avec Andruet et « Biche » pour célébrer le quarantième anniversaire de leur victoire scratch à Monaco. Elle est présentée « en l’état », descendue de podium !

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    Un châssis de Mercedes 300 SL
    Il y a des 190 SL et des 300 SL Coupé et Roadster un peu partout sur le salon… Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est le châssis de 300 SL exposé devant un dessin de la voiture. Simple !

    Retromobile13_AutoCult_Mercedes_001

    Quatre BMW
    Encore une fois, la simplicité est synonyme de réussite. BMW ne présente « que » quatre voitures mais parvient à se faire remarquer. Contrairement à d’autres marques, l’amalgame entre les anciennes et les modèles contemporains est parfait : Une 328, une M1 et les modèles « hommage ».

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  • Histoire : Ford Model 40 Special Speedster

    Histoire : Ford Model 40 Special Speedster

    En 2011, une voiture vieille de 77 ans apparaît au concours d’élégance de Pebble Beach. Un modèle unique qui porte un morceau d’histoire de l’industrie américaine : une Ford Model 40 Special Speedster, œuvre d’Eugène Bob Gregorie et d’Edsel Ford, le fils d’Henry.

    En 1932, Edsel Ford revient d’une visite en Europe. Le président de Ford Motor Company (depuis 1919) demande à Gregorie, âgé seulement de 23 ans, de dessiner et de réaliser une voiture de sport personnel « similaire à ce que l’on peut voir sur le continent ».

    Le premier dessin ne plait pas à Ford. Gregorie revoit sa copie et présente une nouvelle idée sur une base d’une Ford Model 40 au châssis radicalement modifié. La caisse est abaissée et la position de conduite est jetée vers l’arrière.

    Dans une usine Lincoln, marque du groupe Ford, le dessin prend vie. Un moteur de 75 chevaux emprunté à une Model 40 est installé sous une carrosserie en aluminium.

    Durant l’hiver 1939-1940, le moteur casse. Il est remplacé par un nouveau V8 de 100 chevaux, le plus puissant de la gamme Ford de l’époque. Profitant de ses derniers travaux sur la gamme Lincoln, Gregorie entreprend de modifier le Special Speedster pour améliorer le refroidissement du bloc et donner un nouvel élan à la face avant.

    Ce modèle unique restera la propriété d’Edsel Ford jusqu’à sa mort en 1943. Durant sept décennies, la Model 40 Special Speedster passera de mains en mains avec de multiples modifications… Avant de revenir « à la maison » Edsel et Eleanor Ford House, un musée dédié à l’art et à l’architecture, et d’être à nouveau présentée dans sa version 1943.

  • Neuf logos pour un siècle de Chevrolet

    Neuf logos pour un siècle de Chevrolet

    Fondé en 1911, Chevrolet a fêté son premier siècle d’existence il y a deux ans… Petit retour sur ces cent ans d’histoire à travers neuf logos.

    Mécanicien né en Suisse, Louis Chevrolet a fondé la marque « Chevrolet » en 1911 avec l’appui de William Durant, à l’origine de General Motors. Le logo reprend la forme d’un nœud papillon depuis 1913.

    Selon les sources, ce nœud papillon est l’œuvre de William Durant qui aurait flashé sur une tapisserie lors d’une visite à Paris en 1908. Il en aurait même déchiré un morceau pour le ramener aux Etats-Unis.

    Une autre option viendrait de la simple vue du logo de la marque de briquettes de charbon « Coalettes » dans un journal de Virginie.

    Le logo de Chevrolet est donc plus ou moins une copie !

  • José Igniacio Lopez, le grand inquisiteur devenu paria

    José Igniacio Lopez, le grand inquisiteur devenu paria

    Longtemps la cible des plus grands dirigeants mondiaux, José Ignacio Lopez de Arriortua est connu pour avoir lancé le redressement d’Opel, celui de General Motors et d’avoir entamé celui de Volkswagen au début des années 90, avant de disparaître sur fond d’affaire d’espionnage.

    Inaki, Lopez le Terrible, le Grand Inquisiteur, Der Skrupellos (le sans-scrupule), l’hidalgo du cost-cutting, l’ouragan espagnol, le tsar des achats, l’étrangleur de Rüsselsheim… La collection de surnoms est impressionnante pour ce qui fut la référence pour redresser les comptes d’un constructeur automobile.

    L’histoire débute dans les années 80. John Smith Jr est alors Président de General Motors Europe. Pendant que la maison-mère aligne les pertes, il parvient à faire des bénéfices avec Opel et Vauxhall sur le Vieux Continent. La cause est simple : les coûts de production des usines européennes sont inférieurs d’un tiers à celui des sites américains. Un résultat qui est l’œuvre d’un basque traqueur de dépenses : José Ignacio Lopez.

    En 1992, Smith prend le pouvoir à Détroit après l’éviction de Robert Stempel. Nouveau patron de GM, il décide de casser la structure mise en place dans les années 20. Son premier cheval de bataille est de révolutionner la politique d’achats du groupe. Le tandem est rapidement reformé avec Lopez.

    Comme en Europe, Lopez presse les équipementiers et fait baisser leur tarif de 20 % en maniant le chantage sans vergogne. En quelques mois, General Motors affiche le résultat de « l’effet Lopez » : 4 milliards de dollars d’économie. L’échalas réussit à serrer la ceinture au plus grand groupe privé américain… Mais il casse également l’élan d’innovation de GM en mettant un terme au programme de voiture électrique. Et c’était en 1992.

    Le Basque a pourtant d’autres rêves. Lassé d’être présenté comme le tueur des sous-traitants, vexé d’être devenu l’homme le plus impopulaire de l’industrie automobile américaine selon le Financial Times, il cherche à développer un vrai programme industriel. Son projet est analysé chez General Motors. Il promet d’assembler une voiture en dix heures, deux fois plus vite que les performances contemporaines… Surtout, son idée est prétendument meilleure que l’imbattable système japonais « Kaizen » qui va si bien à Toyota.

    Pourtant, Lopez ne voit plus son avenir à Détroit. Il cède aux avances de Ferdinand Piech, à peine arrivé à la tête d’un groupe Volkswagen au bord du gouffre.

    Lopez contacte quarante de ses anciens collègues. Sept le suivent en Allemagne. General Motors voit rouge. Les Américains attaquent le Groupe Volkswagen pour faire cesser les débauchages. Dans les semaines qui suivent, une autre plainte est déposée pour détournements de documents confidentiels.

    Der Spiegel avait révélé cette affaire bien embarrassante. Avant de remettre sa démission à Détroit, José Ignacio Lopez s’est offert un passage par Rüsselsheim pour s’emparer de milliers de documents contenant les secrets de fabrication des prochaines Opel sur les dix années à venir et les plans d’une nouvelle usine. L’enquête montrera que l’équivalent de 2 millions de pages avait été détourné.

    Malgré le contentieux, Lopez s’active pour relancer le Groupe Volkswagen. Il met enfin son plan industriel en marche avec la création d’un nouveau site au Brésil, une copie parfaite du « Plant X » sur lequel il avait travaillé pour General Motors.

    Mais, pour mettre fin à la discorde, Lopez annonce sa démission de son poste chez Volkswagen en novembre 1996. Deux mois plus tard, le groupe allemand fait un chèque de 100 millions de dollars à l’américain avec un contrat d’achat de pièces pour un milliard de dollars sur sept ans afin de mettre un terme à l’affaire qui aura même occupé Bill Clinton et Helmut Kohl !

    L’année suivante, la justice allemande inflige une amende de 400 000 marks à Lopez. Ce dernier est ensuite victime d’un grave accident de voiture. Selon ses avocats, sa mémoire est largement affectée. L’Espagne se sert de cette excuse pour refuser l’extradition de Lopez vers les Etats-Unis en 2001.

    Il tenta ensuite de créer sa propre marque avec les plans d’une usine capable de produire une « Carmen » pour concurrencer la Golf dans un projet rentable « dès sa deuxième année »… Mais qui n’a jamais vu le jour.

  • Citation : Françoise Sagan

    Citation : Françoise Sagan

    Citation de François Sagan,  écrivaine française adepte de voitures sportives : « Je préfère pleurer dans une Jaguar plutôt que dans un autobus. »

  • Culte : Alpine A110

    Culte : Alpine A110

    A l’occasion de la réalisation d’un film promotionnel pour la nouvelle Renault Alpine A110-50, l’Alpine A110 et une Renault Estafette d’assistance ont pu se dégourdir les pneus.

  • Culte : Peugeot 202 Cabriolet

    Culte : Peugeot 202 Cabriolet

    C’était en 1939, quelques mois avant que toute l’Europe ne sombre dans la Seconde Guerre Mondiale… Peugeot venait de sortir sa 202 en version cabriolet.

  • Culte : ancêtres de Toyota GT86

    Culte : ancêtres de Toyota GT86

    Avec sa GT86, Toyota a réalisé un coup de maître. Mais ce n’était pas la première tentative du constructeur japonais dans ce domaine. Rappelez-vous les S800 et 2000 GT !

  • Histoire : Mercedes C111

    Histoire : Mercedes C111

    15 ans après la fameuse 300 SL, Mercedes dévoile une série de concept cars qui rappelle l’intemporel coupé dans un style très seventies. Passerelle jusqu’à la SLR McLaren.

    La C111 est présentée lors du Salon de Francfort 1969. Un concept car futuriste, remake « futuriste » de la symbolique 300 SL et ses portes papillon. Quelques mois plus tard, un C111-II apparaît au Salon de Genève… L’accueil est plus que positif.

    On presse Stuttgart de travailler sur un nouveau roadster. Mais Mercedes campe sur ses positions : les C111 sont des voitures expérimentales, pas des études de style. Pourtant, les développements continuent durant une dizaine d’années.

    En 1969, le capot cache un moteur de type Wankel à trois pistons rotatifs développant 280 chevaux. Le moteur de la C111-II passe à quatre pistons pour atteindre 350 chevaux. Lors des essais, la voiture atteint 300 km/h.

    mercedes_c111_02

    Les expérimentations sur les moteurs rotatifs ne sont pas concluantes. Le département de développement de Mercedes-Benz choisit de mettre un terme à ses recherches sans parvenir à rendre le Wankel moins énergivore et moins polluant.

    En 1973, la crise pétrolière bouleverse la donne. Et en juin 1976, une C111 IID apparait sur la piste de Nardo en Italie propulsée par un moteur Diesel de 190 chevaux, une version turbo-compressée du moteur OM 617 de 80 chevaux qui équipe la 240 D. En soixante heures, elle bat seize records du monde avec une vitesse moyenne de 252 km/h.

    mercedes_c111_03Un an plus tard, Mercedes-Benz poursuit sa course aux records avec une C111 III dont le moteur – toujours Diesel – développe 230 chevaux. Neuf nouveaux records tombent.

    L’histoire des C111 se termine en 1979. La « IV » reçoit un moteur V8 de 4,5 litres et 500 chevaux pour aller chercher un dernier record : 403,978 km/h en vitesse de pointe.

    Dans les années 90, Mercedes présente une C112, toujours avec les portes papillon avant l’arrivée de la SLR McLaren, produite entre 2003 et 2010 à près de 1 500 exemplaires.

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  • Culte : Citroën et Air France, l’image de la France

    Culte : Citroën et Air France, l’image de la France

    En 1952, Citroën et Air France sont deux fleurons de l’industrie française… Ici, une Citroën Traction Avant Berline 11 Normale devant un Douglas DC-4-1009…

  • La mère de toutes les automobiles

    La mère de toutes les automobiles

    Accompagner la naissance d’un blog par un billet d’introduction est finalement tout à fait normal… Mais il faut ensuite entrer dans le vif du sujet. Là, une grande question se pose. Par où, par quoi commencer ? La plus belle, la plus emblématique, la plus marquante ? Trop subjectif. Prenons simplement la première !

    Là encore, il est difficile de statuer. J’ai choisi (enfin quand je dis j’ai choisi, je me suis surtout mis dans le camp de ceux qui criaient le plus fort) le fardier à vapeur de Nicolas-Joseph Cugnot.

    A l’origine de la première voiture, un prêtre jésuite belge installé en Chine – Ferdinand Verbiest (notez bien le prénom !) – met au point un jouet à quatre roues propulsé par de la vapeur et une roue à aubes. Sa machine est décrite dans le livre Astronomia Europa publié en 1668.

    Un siècle plus tard, Nicolas-Joseph Cugnot reprend l’idée… Grâce au soutien du ministre de la Guerre, le Duc Etienne François de Choiseul, et du Général Gribeauval, inspecteur général de l’armée française, qu’il avait rencontrés en Autriche, il se voit commander un prototype de « véhicule militaire actionné par le feu ».

    Le 23 octobre 1769, il présente son premier fardier à vapeur à des officiers de l’armée. La machine parcourt un kilomètre à une vitesse de 4 km/h, mais ne possède ni direction, ni frein. Et elle termine sa course dans un mur… La première démonstration automobile se termine par un accident !

    L.N. Rolland, commissaire général de l’Artillerie, écrit alors :
    Mise en expérience en présence du ministre, du général Gribeauval et en celle de beaucoup d’autres spectateurs, et chargée de quatre personnes, elle marcha horizontalement, et j’ai vérifié qu’elle aurait parcouru environ 1 800 à 3 000 toises par heure, si elle n’avait pas éprouvé d’interruption.

    Mais la capacité de la chaudière n’ayant pas été assez justement proportionnée avec assez de précision à celle des pompes, elle ne pouvait marcher de suite que pendant la durée de douze à quinze minutes seulement, et il fallait la laisser reposer à peu près la même durée de temps, afin que la vapeur de l’eau reprit sa première force ; le four étant d’ailleurs mal fait ; laissait échapper la chaleur ; la chaudière paraissait aussi trop faible pour soutenir dans tous les cas l’effort de la vapeur.

    Cette épreuve ayant fait juger que la machine exécutée en grand pourrait réussir, l’ingénieur Cugnot eut ordre d’en faire construire une nouvelle, qui fût proportionnée de manière à ce que, chargée d’un poids de huit à dix milliers, son mouvement pût être continu pour cheminer à raison d’environ 1 800 toises par heure.

    Note : une toise équivaut à 1 949 millimètres et un millier correspond à 439,5 kilogrammes.

    Ce premier prototype permet à Cugnot de recevoir une récompense de 22 000 livres. Il lance alors la construction d’un second modèle capable de déplacer une masse de 5 tonnes à 6 km/h. De nouveaux essais sont programmés en juillet 1771 mais le remplacement du Duc de Choiseul par le Marquis de Montaynard met un terme au projet.

    Comment ça marche ?
    Le fardier, nom du chariot capable de transporter des fardeaux, dispose de trois roues et d’une chaudière à haute pression placée à l’avant de la roue motrice. Elle est actionnée par deux pistons et peut pivoter autour d’un axe vertical manipulé à l’aide d’un guidon. L’engin dispose également d’une marche arrière. Il est aussi dépourvu de véritable système de freinage et la chaudière s’épuise rapidement.

    Nicolas-Joseph Cugnot part en Belgique durant la Révolution Française. Entreposé à l’Arsenal de Paris, son fardeau est sauvé de la destruction par Rolland. En fin de siècle, le Général Bonaparte s’intéresse à l’existence de la machine avant que la campagne d’Egypte ne l’éloigne des travaux de Cugnot.

    En 1801, trois ans avant la mort de son créateur, le fardier est transporté au Conservatoire des Arts-et-Métiers de Paris où il est toujours exposé…

    Promis, les prochaines présentations seront plus « communes » !